Action Aquapolis

Mis en avant

Une trentaine de collègues et de soutiens étaient présents jeudi 31 août pour soutenir l’action que nous avions lancée pour interpeller le Conseil Départemental 87 et le Conseil  Régional Nouvelle Aquitaine sur les difficultés d’accès des élèves du secondaire au Centre Aquatique Aquapolis, à Limoges.

Nous sommes encore dans l’attente d’une réaction de la part de ces deux instances. Elles ne semblent pas dérangées par le fait qu’elles aient financé (pour plusieurs millions d’euros) des équipements qui ne servent pas au Service Public d’éducation car inabordable financièrement pour les établissements du 2nd degré. La faute à une convention qui ne permet pas de couvrir les transports et les entrées sur les dotations EPS (65 euros la ligne d’eau par créneau, faites le calcul sur les cycles pour toutes les classes !)

« Privés de piscine, des centaines d’élèves sur le carreau »

Malgré les diverses interventions du SNEP FSU (communiqués de presse, demandes d’audience, courriers aux collectivités), le bassin d’Aquapolis reste désespérement …. VIDE !!

La mise en Délégation de Service Public à l’entreprise privée Vert Marine a donné lieu à une quasi impossibilité d’accéder à Aquapolis pour les élèves du second degré. A l’exception de deux établissements qui ont fait l’ « effort » sur leur dotation propre (au détriment d’autre chose), les collectivités compétentes refusent de payer l’accès des collégiens et lycéens à Aquapolis, dont le prix s’élève à …..

Cet état de fait, doublé de la fermeture de la piscine de Beaubreuil (dans la précipitation et sans aucune information préalable), ne permet pas d’enseigner la natation dans de bonnes conditions et met les établissements en concurrence.

Du bon usage de l’argent public !

Pourtant, pour la construction d’Aquapolis, le Conseil Départemental a participé à hauteur de 5 millions d’euros et le Conseil régional (ancien limousin) à hauteur de 5.5 millions d’euros. La collectivité responsable de Limoges Métropole a participé à hauteur de 31.3 millions d’euros. Une absence de convention avec le conseil départemental pour les collèges et avec le conseil régional pour les lycées serait à l’origine de ce dysfonctionnement. Par ailleurs, la convention actuelle qui n’intègre que le 1er degré, ne serait revue qu’en 2021 !

Tout ceci révèle, outre le déficit d’accès pour les scolaires, une gestion de l’argent public pour le pour le moins discutable !

Des inégalités sociales accentuées !

Outre le gâchis, en terme de dépenses publiques, que représente cet état de fait, se pose la question des politiques mises en œuvre concernant l’accès au savoir nager. La fermeture de Beaubreuil, soulevait déjà des questions en terme de politique de la ville, lorsqu’on sait que celle-ci se trouvait dans un quartier plutôt populaire, et qu’elle a concerné les collèges Anatole France, Firmin Roz (REP), Ronsard (REP+), Maupassant ainsi que le LP Saint-Exupéry. Ces établissements accueillent des élèves souvent issus de milieux sociaux modestes et souvent éloignés de la pratique sportive extérieure à l’école, en particulier de la natation. L’apprentissage de la natation, au sens large, doit relever du service public d’éducation. L’école doit être au service de la réduction des inégalités et, à ce titre, ces apprentissages ne doivent pas être renvoyés à la sphère privée.

Face au blocage, mobilisons-nous !

Le SNEP FSU, après avoir mis en place une batterie d’actions constate que rien ne bouge ! Il demande à ce que le budget des EPLE soit abondé et qu’un fléchage soit mis en place (par le conseil départemental pour les collèges et par le conseil régional pour les lycées et LP), à hauteur des besoins, afin que les élèves puissent enfin accéder à cette infrastructure.

Pour porter nos revendications et nous faire entendre, nous vous donnons rendez-vous

le jeudi 31 Août à 17h!

Pour que l’action « Privés de piscine, des centaines d’élèves sur le carreau » soit la plus réussie et visible possible !

Venez avec vos bonnets de bain, maillots, bouées, piscines gonflables, palmes, masques, tubas, pancartes !!

Parce qu’ensemble, on est plus fort ; Parce que nous voulons aller à la piscine, pour nos élèves !!

SOYONS NOMBREUX !!

 

Budget 2017 des lycées : la délibération de la Région Nouvelle-Aquitaine… et les suites !

Comme nous l’avions annoncé par voix de bulletin (mars-avril) et de fil info (avant les vacances d’automne), le budget de la région Nouvelle-Aquitaine modifie les données pour « l’ancien-Limousin ».

Voici la Délibération du budget 2017 votée le 26/10/2016

Elle contient les dotations de chaque établissement, ainsi que les « règles » suivies pour l’attribution de celles-ci.

Deux extraits à noter :

 »  Si des critères de calcul de la DGF ont été construits, en concertation avec les représentants des lycées, en Poitou-Charentes et en Aquitaine, il n’en existait pas en Limousin sauf pour la répartition de l’enveloppe dédiée aux lycées agricoles. En raison du calendrier de fusion, des choix de fonctionnement et des modes d’organisation différents pour le calcul de la viabilisation et du périmètre couvert par des marchés régionaux, il n’a pas été possible de mener à bien, dans de bonnes conditions de concertation, l’harmonisation nécessaire sur le nouveau territoire pour l’ensemble des critères de calcul identifiés. Ainsi, l’année 2017 doit être entendue comme une année de transition, qui reprend les principes de calcul des trois anciennes régions sur la base de l’année 2016″.

Dans le budget de l’ex-Aquitaine il est bien noté que « la pratique de l’EPS n’est pas incluse dans la dotation. Les charges liées au transport des élèves et à la location d’installations sportives [NDLR : y compris les entrées payants, comme l’accès à la piscine, par exemple] font l’objet d’une prise en charge par une subvention complémentaire de fonctionnement attribuée sur présentation des factures afférentes. »

Mais dans la partie sur le limousin…. rien ! Or, les dotations EPS étaient fléchées l’an dernier pour notre discipline ! Le SNEP Limoges a donc immédiatement fait un courrier commun, en urgence, avec le SNEP Bordeaux et le SNEP Poitiers pour dénoncer cette situation et demander des éclaircissements urgents quant aux manières de procéder pour que chaque élève et chaque lycée de la grande région Nouvelle-Aquitaine ait un égal traitement pour pratiquer l’EPS.