« Privés de piscine, des centaines d’élèves sur le carreau »

Malgré les diverses interventions du SNEP FSU (communiqués de presse, demandes d’audience, courriers aux collectivités), le bassin d’Aquapolis reste désespérement …. VIDE !!

La mise en Délégation de Service Public à l’entreprise privée Vert Marine a donné lieu à une quasi impossibilité d’accéder à Aquapolis pour les élèves du second degré. A l’exception de deux établissements qui ont fait l’ « effort » sur leur dotation propre (au détriment d’autre chose), les collectivités compétentes refusent de payer l’accès des collégiens et lycéens à Aquapolis, dont le prix s’élève à …..

Cet état de fait, doublé de la fermeture de la piscine de Beaubreuil (dans la précipitation et sans aucune information préalable), ne permet pas d’enseigner la natation dans de bonnes conditions et met les établissements en concurrence.

Du bon usage de l’argent public !

Pourtant, pour la construction d’Aquapolis, le Conseil Départemental a participé à hauteur de 5 millions d’euros et le Conseil régional (ancien limousin) à hauteur de 5.5 millions d’euros. La collectivité responsable de Limoges Métropole a participé à hauteur de 31.3 millions d’euros. Une absence de convention avec le conseil départemental pour les collèges et avec le conseil régional pour les lycées serait à l’origine de ce dysfonctionnement. Par ailleurs, la convention actuelle qui n’intègre que le 1er degré, ne serait revue qu’en 2021 !

Tout ceci révèle, outre le déficit d’accès pour les scolaires, une gestion de l’argent public pour le pour le moins discutable !

Des inégalités sociales accentuées !

Outre le gâchis, en terme de dépenses publiques, que représente cet état de fait, se pose la question des politiques mises en œuvre concernant l’accès au savoir nager. La fermeture de Beaubreuil, soulevait déjà des questions en terme de politique de la ville, lorsqu’on sait que celle-ci se trouvait dans un quartier plutôt populaire, et qu’elle a concerné les collèges Anatole France, Firmin Roz (REP), Ronsard (REP+), Maupassant ainsi que le LP Saint-Exupéry. Ces établissements accueillent des élèves souvent issus de milieux sociaux modestes et souvent éloignés de la pratique sportive extérieure à l’école, en particulier de la natation. L’apprentissage de la natation, au sens large, doit relever du service public d’éducation. L’école doit être au service de la réduction des inégalités et, à ce titre, ces apprentissages ne doivent pas être renvoyés à la sphère privée.

Face au blocage, mobilisons-nous !

Le SNEP FSU, après avoir mis en place une batterie d’actions constate que rien ne bouge ! Il demande à ce que le budget des EPLE soit abondé et qu’un fléchage soit mis en place (par le conseil départemental pour les collèges et par le conseil régional pour les lycées et LP), à hauteur des besoins, afin que les élèves puissent enfin accéder à cette infrastructure.

Pour porter nos revendications et nous faire entendre, nous vous donnons rendez-vous

le jeudi 31 Août à 17h!

Pour que l’action « Privés de piscine, des centaines d’élèves sur le carreau » soit la plus réussie et visible possible !

Venez avec vos bonnets de bain, maillots, bouées, piscines gonflables, palmes, masques, tubas, pancartes !!

Parce qu’ensemble, on est plus fort ; Parce que nous voulons aller à la piscine, pour nos élèves !!

SOYONS NOMBREUX !!

 

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