Covid-19 – l’activité du SNEP Limoges continue ! (1/7)

L'activité du SNEP académique continue, au service de l'intérêt général !

Pour le SNEP académique, le rôle et la place de notre syndicat, dans le contexte, est toujours fondamental. Nous continuons à agir et à faire vivre le SNEP académique au service de l’intérêt général :

Le SNEP continue d’analyser la situation pour orienter son activité syndicale:

  • Le SNEP, avec la FSU, réalise un travail d’analyse sur la situation générale :

Que ce soit au niveau politique, sanitaire, sur la place des services publics, de l’hôpital, sur la loi d’urgence sanitaire, sur l’aggravation des inégalités sociales et femmes-hommes, notre syndicalisme de transformation sociale se doit de faire vivre son projet humaniste. Le gouvernement s’engage toujours plus dans des choix dictés par une logique financière, au service des plus favorisés, dans laquelle la santé n’est pas la priorité absolue.

Un certain nombre d’entreprises ou de sociétés sont appelées à aider financièrement le monde médical, faisant reposer la solidarité nationale sur des financements privés et/ou des individus avec des appels aux dons. Le gouvernement renvoie à une responsabilité individuelle le sort du pays, alors que les services publics devraient plus que jamais être renforcés et financés à la hauteur des besoins.

Pour développer ces analyses, nous vous renvoyons à un reportage fait par la FSU 23, construit en épisodes par thèmes, auquel nous souscrivons pleinement. Pour l’instant, 5 épisodes sont publiés, d’autres seront mis en ligne plus tard.

Episode 1 : Une crise historique de l’hôpital public

Episode 2 : Un confinement tardif à géométrie variable

Episode 3 : A propos de masques …

Episode 4 : Quelle continuité pédagogique ?

Episode 5 : Le renforcement des inégalités sociales et femmes-hommes

Nous précisons que ces lignes ont été écrites avant les annonces de JM Blanquer du 21 Avril 2020 !

  • Confinement : La continuité pédagogique n’existe pas !

Faire l’école sans l’Ecole ou imaginer une quelconque « continuité pédagogique », n’est pas possible. Tout le temps que durera le confinement, il n’y aura pas d’école, et la qualité de ce que feront les élèves chez eux est renvoyé aux possibilités familiales. Ceci est extrêmement inégalitaire, en fonction des situations sociales, culturelles, des ressources (taille et qualité de lieux d’habitation, fracture numérique etc…).

La présence des élèves à l’école n’est déjà pas un gage de réduction des inégalités. En effet, les politiques éducatives ont réduit l’offre scolaire depuis de nombreuses années, en renforçant les inégalités sociales: moins d’enseignant.es, plus d’élèves par classe, moins d’heures d’enseignement, … N’y a-t-il pas, alors, une certaine ironie à vouloir à tout prix une continuité pédagogique qui n’existe pas ? Comment ne pas remettre en question l’idée même de continuité pédagogique à distance ?

  • Encore moins en EPS !

Sur la question de l’EPS, l’essence même de la discipline réside dans le vécu, l’expérience, le collectif, la confrontation au champ culturel des APSA.

Pour le SNEP, il convient en premier lieu, de préciser que ce qui est proposé à distance n’est pas de l’EPS. Il s’agit d’exercices d’entretien, individuels, sans contact entre élèves, qui n’ont pas d’autres fonctions que cela.

Ainsi, le SNEP FSU est en désaccord avec l’Inspection Générale et l’Inspection Pédagogique Régionale lorsqu’elles écrivent, dans les recommandations faites à la profession que « L’EPS peut apporter une contribution significative, à la fois originale et utile, autour de …l’accompagnement dans la gestion par l’élève de son emploi du temps en prévoyant une alternance des différentes activités scolaires et des temps d’activité physique ; l’entretien physique par une pratique sportive quotidienne. ….proposant un temps de délassement utile »

  • L’EPS à l’avenir ?

Cela pose donc la question de la suite, quand les cours reprendront. La profession va devoir porter un projet avec des lignes rouges à ne pas franchir pour ne pas devenir une discipline exclusivement au service de la santé, de la citoyenneté et de l’entretien.

Plus que jamais, nous aurons besoin de notre expertise collective pour que notre discipline continue à s’inscrire dans le champ culturel des APSA. Les professeur.es d’EPS auront à se battre pour que l’EPS ne devienne pas l’ombre d’elle-même. Ces questionnements se posent quelle que soit la date de reprise. Pour l’instant, le 11 Mai est annoncé, mais qu’avons-nous comme garantie pour respecter la sécurité des personnels et des élèves ?

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