jeudi 5 novembre : en grève et dans la rue pour nos salaires, les services publics, la justice sociale !
Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions.
L’augmentation du prix de l’alimentation est loin d’être répercutée sur les prix payés au producteurs agricoles. Alors que les deux bouts de la chaîne se paupérisent, les profits des grands groupes alimentaires explosent. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services, 40000 petites fermes ont disparu en 3 ans.
Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option.
La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes.
Nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité.
La liberté de manifester est un droit démocratique fondamental. Elle ne peut être remise en cause par des restrictions répétées ou des interventions policières disproportionnées comme cela a été le cas à Limoges le 24 octobre.
De plus, la présence signalée, filmée, de groupes d’extrême droite, de milice, identifiable par des brassards blancs en connivence avec la police, doit faire l’objet d’une vigilance particulière et d’éclaircissements de la part des autorités.
Que ce soit dans les médias, par les élus, par les dirigeants de clubs de sport ou par le président de la CCI 87, présenter les manifestant-es et/ou les personnes syndiquées comme des menaces, c’est entretenir la défiance envers celles et ceux qui exercent leurs droits fondamentaux.
Nous demandons :
– L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes
– L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO
– L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique
– L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…)
– Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés
– Stopper l’hémorragie de nos services publics en augmentant les moyens pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique
– Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes.
L’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques aux entreprises.
– un encadrement des marges dans le secteur agro-alimentaire et de la grande distribution afin d’éviter la spéculation et l’inflation alimentaire pour permettre des prix rémunérateurs aux agriculteurs.
Les organisations syndicales alertent solennellement le gouvernement et le patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.
Nos organisations syndicales appellent l’ensemble des salarié.e.s du public comme du privé, des jeunes et des retraité.e.s à faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain.
Organisations signataires :
UD CGT 87 – UD CFDT 87 – FSU 87
SE-UNSA 87 – Solidaires 87 – Confédération Paysanne 87
Les manifestations dans l'académie :
- à Brive : 14h30 Place du 14 juillet
- à Tulle : 10h30 Place Martial Brigouleix
- à Ussel : 14h30 à l’hôpital
- à Guéret : 10h devant la mairie
- à Limoges : 10h30 Carrefour Tourny
Quel avenir pour les STAPS de Limoges ?
Le SNEP-FSU a alerté les ministères de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche depuis plusieurs mois, mais nos avertissements sont restés sans réponse à ce jour.
Jusqu’à ce que… lire la suite
Gymnase-score : tous les résultats
L’enquête Gymnase-score initiée par le SNEP-FSU, vise à évaluer les conditions d’enseignement de l’EPS dans chaque établissement. Des équipements de qualité, en quantité suffisante associant qualité d’usage et qualité environnementale sont essentiels pour promouvoir EPS et sport scolaire. Les installations sportives sont les salles de classe de notre discipline.
L’objectif est à la fois d’évaluer les conditions de travail des enseignants mais aussi les conditions d’apprentissage des élèves.
Avec 100% des établissements ayant répondu, le SNEP-FSU Limoges a tenu mardi 30 septembre la réunion de restitution de notre grande enquête « Gymnase-Score », à laquelle ont participé une trentaine de personnes avec des collègues, des élus et représentants de ligue.
Voici deux documents :
– un synthétique, présentant les résultats de façon globale
– le diaporama présenté lors de cette soirée, qui entre plus dans les détails, sous deux formats : un format avec les diapos seules, un autre avec les notes et commentaires, qui apportent un éclairage sur les résultats obtenus.
Le reportage de Ici Limousin est ici !
Dans la suite du gymnase-score, nous avons entamé des discussions avec les collectivités. Voici le compte-rendu de la commission quadripartite avec la Région Nouvelle-Aquitaine.
Renforcer le syndicalisme, une urgence sociétale…
Le SNEP-FSU œuvre au quotidien pour faire respecter les droits des personnels et en gagner de nouveaux ainsi qu’à l’amélioration du Service Public d’Education et notamment de l’EPS, du sport scolaire et du sport.
Que ce soit à l’Hôpital ou à l’Ecole, le néo-libéralisme détruit les Services Publics en utilisant un management dont le paradigme est « faire plus avec moins ». Pour mettre en œuvre des réformes qui vont à l’encontre de l’intérêt général, le pouvoir détruit les collectifs de travail, détricote nos cadres communs (statuts, salaires) et développe une concurrence du « tous contre tous ». La baisse des salaires, corrélée aux dégradations des conditions de travail et le « fonctionnaire bashing », pressurise les personnels. Au détriment d’un Service public de qualité, le pouvoir fracture partout le monde du travail et par ricochet l’ensemble de la société.
Face à ce constat, il n’est pas envisageable de demeurer spectateur ou commentateur.
Au sein du SNEP-FSU, nous nous organisons pour faire du commun et améliorer l’EPS (équipements, horaires, formation, emploi), l’Ecole et les Services Publics, ainsi que le respect des agent.es qui œuvrent au quotidien au service de l’intérêt général (salaires, retraite, protection sociale). C’est bien un avenir solidaire et fraternel que nous tentons de construire collectivement au sein du syndicat avec toute la profession.
Parce que l’avenir est à la solidarité et à la démocratie au travail, nous invitons chaque collègue à rejoindre le SNEP-FSU dès la rentrée 2024. Si nous appelons au renforcement du syndicat par une adhésion massive, nous appelons tout autant à un renforcement du syndicat par l’action de tous et toutes, à tous les niveaux. En effet, le développement de sections syndicales du SNEP et de la FSU dans tous les établissements est une nécessité de la période. Le syndicat est notre outil commun, il appartient à chaque adhérent.es de le faire évoluer pour répondre au mieux aux exigences sociales.
Se syndiquer : en ligne ou papier
Se syndiquer dès la rentrée : un geste militant pour l’EPS et le sport scolaire !
La syndic en ligne, c’est possible, c’est rapide et efficace !
et donc par courrier, envoyez la fiche de cotisation accompagnée du réglement de l’adhésion à Nicolas Wagler, 10 rue du Vert Vallon – 87270 COUZEIX.
Vous pouvez trouver les fiches d’adhésion dans les bulletins du SNEP, ou la télécharger ici : https://lesite.snepfsu.fr/adhesion-par/




